La Slovénie a approuvé le FSD le 7 septembre, sixième pays après trois mois de pause. Cinq jours plus tôt, double coup de théâtre : après une visioconférence avec Elon Musk, le ministre Tabarot annonce que la France soutiendra l'homologation ; le même jour, son homologue suédois Andreas Carlson fait de l'approbation européenne « l'ambition » de son gouvernement. Le vote est attendu le 6 octobre.
Le processus avance par reconnaissances nationales successives, plus vite que la procédure européenne.
Le RDW délivre une réception provisoire sous UN R-171 et Article 39 du Règlement 2018/858. Hardware 4 uniquement. Abonnement à 99 € par mois.
Le ministère des Transports juge le FSD non conforme à UN R-171 sur les manœuvres urbaines initiées par le système. Paris attendra la procédure d'examen de la Commission.
Des emails entre régulateurs scandinaves, obtenus par Reuters, montrent des préoccupations communes : excès de vitesse, routes verglacées, contournement du monitoring conducteur. L'ETSC demande le report du vote.
Le RDW expose son dossier devant le comité technique des 27 (TCMV), à huis clos. Aucune décision prise.
Le Swedish Transport Agency annonce qu'il suivra le vote du TCMV. Stockholm quitte l'opposition active.
Deuxième pays européen. Vilnius reconnaît l'approbation néerlandaise sans procédure de test propre.
Troisième pays, même mécanisme de reconnaissance. L'ETSC note que la Belgique et la Grèce sont en voie accélérée.
La Færdselsstyrelsen accepte la réception néerlandaise après revue indépendante du dossier technique. Copenhague faisait partie du front nordique un mois plus tôt. Quatrième pays. Le déploiement aux propriétaires danois a commencé le 11 juin.
La ministre flamande Annick De Ridder signe l'autorisation, cinq jours après la remise du dossier de tests. Le document part au service d'homologation, qui notifiera le RDW. L'autorisation vaut pour tout le territoire belge, Wallonie et Bruxelles comprises. Déploiement attendu sous quelques jours.
Selon l'agence, Tesla a présenté aux régulateurs européens des statistiques de sécurité jugées trompeuses. Les partisans du dossier opposent les tests indépendants du RDW : 1,8 million de km et plus de 1 000 essais documentés.
Une lettre du 30 avril au TCMV, révélée par Electrek, montre que l'administration suédoise des transports exige la suppression de la fonction permettant de dépasser volontairement les limitations de vitesse. À défaut, elle recommande de voter contre.
Une Model 3 décrite comme « en mode conduite autonome » percute une habitation et tue une femme. Le NTSB ouvre une enquête. L'ETSC écrit le 30 juin aux ministres des Transports des États non signataires pour demander de ne pas reconnaître l'homologation néerlandaise.
Selon Reuters, Traficom évalue la reconnaissance du certificat néerlandais et pourrait trancher « après l'été », avant le vote européen. Vue d'ensemble jugée positive, questions ouvertes sur le délai de reprise en main et le Speed Offset. Huitième État membre en instruction active.
L'agenda ne prévoyait qu'une « poursuite des discussions » — deux autres dossiers étaient inscrits pour vote, pas celui-ci. Questions ouvertes : délai de reprise en main, dépassements par faible visibilité, comportement sur chaussée glissante, Speed Offset. Le vote est attendu au TCMV du 6 octobre. Le même jour, les ride-alongs allemands s'achèvent.
Tesla dépose sa demande de reconnaissance auprès du MIT. Le directeur général Gaetano Servedio confirme la réception, « en phase d'analyse » — via un échange LinkedIn relayé sur X, sans communiqué officiel. Signal semi-officiel, à confirmer.
Tesla Europe annonce plus de 50 millions de km parcourus en FSD sur les cinq pays actifs, trois mois après le lancement néerlandais. Chiffre déclaratif, non vérifié par un régulateur.
Le ministre des Transports Philippe Tabarot déclare que « les arbitrages de sécurité ne sont pas encore suffisants pour l'autoriser en l'état ». Pas de rejet de principe : la France refuse la reconnaissance nationale et pousse un cadre harmonisé européen. Deux griefs : la vitesse (le Speed Offset) et l'attention conducteur en environnement urbain.
Le ministre de l'Industrie Jordi Hereu répond sur LinkedIn : pas d'homologation imminente, l'Espagne se coordonnera avec la Commission, la DGT et l'ONU, sans décision unilatérale. Un choix de procédure plus qu'un rejet de fond. Paradoxe relevé par Numerama : Madrid accueillera dans le même temps les premiers essais européens des robotaxis du Chinois WeRide, en partenariat avec Uber — un système autonome de niveau 4, quand le FSD refusé reste un niveau 2 sous supervision.
Sur la période du 10 avril au 26 juillet, Tesla revendique 5,2 fois moins de collisions en mode FSD qu'en conduite manuelle sur les cinq pays actifs. Chiffres non audités par un tiers indépendant — c'est précisément le point que contestent les sceptiques.
Tesla lance des ride-alongs à Zurich, Berne, Bâle et Genève sous permis d'essai de l'OFROU. Un employé Tesla au volant, le client en passager — programme de démonstration, pas d'autorisation d'usage privé.
Six semaines après avoir jugé les garanties « pas suffisantes », le ministre des Transports annonce sur X que la France soutiendra l'homologation, adaptations techniques à l'appui — dont la question de la vitesse. Tesla met deux véhicules FSD à disposition des autorités françaises pour des essais sur route, désormais engagés.
Le ministre suédois de l'Infrastructure et du Logement Andreas Carlson déclare que « le point de départ et l'ambition » du gouvernement sont qu'une approbation européenne des systèmes d'assistance avancés, dont le FSD Supervisé, « soit mise en place ». Divergence avec la lettre de Trafikverket du 30 avril. La condition technique sur le Speed Offset n'est pas publiquement levée — on ignore si elle a été résolue par adaptation logicielle ou simplement reléguée.
Annonce par Tesla Europe sur X, relayée par Musk et par le ministre slovène de l'Infrastructure Jernej Vrtovec (« Developing Slovenia »). Reconnaissance pure de la réception RDW, sans programme d'essais — le modèle lituanien plutôt que le modèle belge. Première approbation depuis trois mois. Quelque 70 000 conducteurs européens utilisent le système, plus d'un million de km par jour, et il reste actif au passage des frontières entre pays approuvés.
Le TCMV doit se prononcer sur l'acte d'exécution étendant la réception néerlandaise aux 27. Avec les ralliements français et suédois au niveau politique, plus aucune minorité de blocage plausible : la question n'est plus l'adoption mais les conditions — au premier rang le Speed Offset, condition posée par l'agence suédoise et non levée publiquement. Plusieurs pays attendraient la position allemande, jugée déterminante, pour fixer la leur.
État des positions au 10 juin 2026.
Premier pays, le 10 avril. Plus de 10 millions de km parcourus en FSD le premier mois.
Activé le 20 mai par reconnaissance de l'approbation néerlandaise.
Approuvé le 29 mai, même mécanisme. Déploiement en cours.
Approuvé le 9 juin après revue indépendante, déploiement lancé le 11. Ancien membre du front sceptique nordique.
Signature le 10 juin, valable sur tout le territoire. Déploiement lancé dans la foulée.
Projet de loi de reconnaissance annoncé le 20 mai, toujours pas voté. Tesla recrute des opérateurs à Athènes.
Hereu écarte toute reconnaissance unilatérale (23 juillet). Dans le même temps, Madrid accueille les premiers essais européens des robotaxis WeRide, avec Uber.
Les centres d'analyse allemands examinent le dossier, dont la question de la vitesse. Plusieurs pays attendraient la position de Berlin pour fixer la leur au vote.
Le ministre Carlson fait de l'approbation UE « l'ambition » du gouvernement (2 sept.). La condition de Trafikverket sur le Speed Offset reste non levée publiquement.
Tesla en discussion avec le NSAI. Dublin attendra la validation européenne.
Approbation annoncée le 7 septembre, sans tests locaux — reconnaissance directe de la réception RDW. Rollout imminent.
Visio Tabarot-Musk le 2 septembre : la France soutiendra l'homologation. Adaptations techniques en cours, deux véhicules en essais sur route.
Dossier Tesla déposé au MIT le 13 juillet, réception confirmée par le DG Servedio — via LinkedIn, sans communiqué officiel.
Revirement : Traficom évalue une reconnaissance nationale, décision possible après l'été, avant le vote UE. Vue d'ensemble positive selon Reuters (23 juin).
Hors UE, sans droit de vote. Marché Tesla le plus dense d'Europe. Procédure nationale en cours.
Pas de position publique. Suivront probablement le vote du TCMV.
15 États sur 27 et 65 % de la population. Ajustez chaque pays pour tester un scénario.
Trois jalons : le refus écrit d'avril, le refus « en l'état » de juillet, le revirement de septembre.
Le 23 avril, le ministère des Transports répond par écrit à une saisine citoyenne : le RDW n'a pas délivré d'homologation européenne mais une réception provisoire valable aux Pays-Bas, et le FSD est jugé non conforme à UN R-171 sur les manœuvres urbaines initiées par le système.
Le 22 juillet, le ministre Philippe Tabarot reprend le dossier lui-même, en vidéo sur la plateforme citoyenne Agora, en réponse à la question d'un particulier : « En France, on considère que ce système apporte un certain nombre de progrès technologiques, mais que les contreparties en termes de sécurité ne sont pas encore suffisantes pour une autorisation en l'état. » Deux griefs : la vitesse — dans une zone à 50 km/h, le FSD pourrait rouler à 70 pour suivre le trafic — et la surveillance du conducteur, jugée insuffisante en ville sur les manœuvres complexes : intersections, ronds-points, changements de voie. Le ministre note aussi que « les Pays-Bas ont décidé de déroger au cadre réglementaire international et européen ».
Le refus n'est pas définitif. Tabarot précise que les échanges techniques se poursuivent avec les Pays-Bas, les autres États et Tesla — un représentant du ministère s'est rendu aux Pays-Bas la semaine précédant la vidéo — et affirme que « la France soutient ces technologies », dont le déploiement doit se faire « dans un cadre de confiance ».
La suite lui donne raison plus vite que prévu. Le 2 septembre, après une visioconférence avec Elon Musk, le ministre annonce sur X que les autorités françaises travaillent « depuis plusieurs mois » avec Tesla sur les adaptations techniques — la vitesse en premier lieu — et que la France soutiendra l'homologation européenne. Deux véhicules FSD sont mis à disposition pour des essais sur route, désormais engagés. Le refus de juillet devient un soutien conditionnel en six semaines ; les griefs français ont été absorbés par la négociation technique plutôt que portés au vote.